La victoire arrachée face à la Jordanie (2-1) devait ramener la sérénité au sein de la sélection algérienne, mais elle n’a fait que repousser temporairement l’échéance. À moins de 48 heures d’une véritable finale pour la qualification contre l’Autriche à Kansas City, un nouveau malaise d’envergure secoue l’environnement des Verts, illustrant la terrible nervosité qui gagne le staff technique de Vladimir Petković.
Cette fois-ci, ce n’est pas un choix tactique ou une rumeur de vestiaire qui met le feu aux poudres, mais une violente sortie médiatique de l’un des hommes de confiance du sélectionneur.
La vidéo polémique de Davide Morandi face aux supporters
La mèche a été allumée à San Francisco juste après le coup de sifflet final du match contre la Jordanie. Dans une vidéo qui cumule déjà des millions de vues sur les réseaux sociaux, on y voit Davide Morandi, l’adjoint direct de Petković, s’en prendre verbalement à des supporters algériens venus aux abords du stade. Sous le coup de l’émotion et de la frustration, le technicien a lâché une phrase qui passe très mal :
« Maintenant, dites-le aux réseaux sociaux qu’on n’a pas de cœur, ceux qui écrivent de la merde. »
Si le fond du message trahit une volonté de défendre l’investissement des joueurs face aux critiques acerbes subies depuis la défaite inaugurale contre l’Argentine (3-0), la forme, elle, choque profondément. Prendre à partie des fans expatriés qui parcourent des milliers de kilomètres à travers les États-Unis pour soutenir les Verts est perçu comme une rupture de diplomatie impardonnable, creusant un peu plus le fossé entre le staff helveto-bosnien et le public algérien.
Vestiaire fracturé, affaire Luca Zidane : Un climat de suspicion généralisé
Cet incident ne fait qu’accentuer un tableau déjà bien sombre en coulisses. Depuis le début du rassemblement américain, les rumeurs d’une cassure tactique entre Petković et plusieurs cadres de l’équipe ne cessent d’enfler.
Le malaise s’est intensifié avec l’affaire entourant le gardien Luca Zidane. Titulaire annoncé, le joueur aurait été écarté du onze de départ à la dernière minute sous la pression directe de certains poids lourds du vestiaire, peu convaincus par ce choix. Bien qu’aucune voix officielle n’ait confirmé l’information, l’accumulation de ces dossiers crée un climat de suspicion particulièrement lourd à l’aube des matchs couperets.
L’Autriche en juge de paix
La sortie de route de Morandi est le symbole parfait d’un encadrement technique à bout de nerfs, qui subit la pression populaire et médiatique de plein fouet. À l’heure où l’Algérie a besoin d’un bloc uni, d’autorité et de calme pour préparer le combat physique qui l’attend face au bloc autrichien de Ralf Rangnick, cette tempête interne tombe au pire des moments.
Dans le football, seule la vérité du terrain compte : une qualification éclatante pour les seizièmes de finale ce dimanche effacera instantanément les tensions. En revanche, une élimination précoce sur le sol américain transformerait ce feuilleton en un immense procès d’intention contre l’ère Petković.








