Les images capturées au coup de sifflet final de Suisse – Algérie (2-0) à Vancouver enflamment les réseaux sociaux. La vidéo partagée montre le sélectionneur national Vladimir Petković se diriger immédiatement vers le staff et les joueurs de la sélection helvétique pour les enlacer et les féliciter, semblant passer à côté de ses propres joueurs abattus sur la pelouse.
Si cette séquence suscite la colère et l’incompréhension de nombreux supporters algériens en pleine déception de l’élimination, elle mérite d’être remise dans son contexte très particulier.
Le poids du passé avec la Nati
Il est impossible de dissocier le comportement de Vladimir Petković de son histoire personnelle. Le technicien de 62 ans a passé sept années mémorables (2014-2021) à la tête de la sélection suisse, bâtissant les fondations de l’équipe actuelle et tissant des liens fraternels profonds avec des cadres comme Granit Xhaka, Manuel Akanji, Breel Embolo ou Ricardo Rodríguez.
Vladimir Petkovic a totalement ignoré ses joueurs à la fin du match, préférant aller saluer les joueurs suisses 🥶 pic.twitter.com/nsclAPhkgL
— Algérie Football Média 🇩🇿 (@DZFOOTBALLDZ) July 3, 2026
Avant même la rencontre, « Vlado » n’avait pas caché que ce match serait le plus fort en émotions de sa carrière. Ses accolades appuyées en fin de match relèvent avant tout du respect pour ses anciens protégés qui viennent de se qualifier pour les huitièmes de finale du Mondial.
Une attitude habituelle de fin de match
Les proches du sélectionneur rappellent également qu’il s’agit d’un entraîneur qui s’efface régulièrement pour laisser la lumière (ou l’amertume) à ses hommes dans le vestiaire. En conférence de presse d’après-match, Petković a d’ailleurs totalement endossé la responsabilité de cette élimination :
« Je suis fier du parcours de mes joueurs dans ce tournoi. Ce soir, la Suisse a été plus réaliste et supérieure tactiquement, mais l’aventure ne s’arrête pas là pour cette équipe d’Algérie en pleine reconstruction. »
Il est courant que les entraîneurs saluent d’abord le banc adverse avant de rejoindre leur vestiaire pour s’adresser à leur groupe à l’abri des caméras. La frustration de la défaite amplifie la polémique, mais le geste du coach s’inscrit d’abord dans l’histoire de ses retrouvailles personnelles avec la Suisse.








