C’est un véritable exode des cerveaux et des cadres qui menace la sélection algérienne. Alors que le pays ne s’est toujours pas remis de son élimination précoce face à la Suisse et que l’avenir de Vladimir Petković ne tient plus qu’à un fil, une nouvelle bombe vient secouer l’actualité des Fennecs : après Riyad Mahrez et Aïssa Mandi, Ramy Bensebaini pourrait lui aussi annoncer sa retraite internationale.
Le défenseur polyvalent du Borussia Dortmund, pilier indiscutable de l’arrière-garde algérienne depuis des années, s’apprêterait à fermer son chapitre avec les Verts, usé par les crises internes répétées et l’échec de la campagne mondialiste.
Le traumatisme de Vancouver accélère l’exode
À 31 ans, le natif de Constantine estime peut-être qu’il est temps de laisser la place, mais le timing de cette réflexion en dit long sur le climat pesant qui règne autour de l’équipe nationale :
Rupture avec le projet actuel : Tout comme les jeunes binationaux qui menacent de boycotter la sélection, les cadres ne croient plus en la méthode Petković et ses choix tactiques (comme le récent naufrage sans numéro 9).
Usure mentale : Sacré champion d’Afrique en 2019, Bensebaini a connu les sommets avant de subir les désillusion successives des dernières CAN et ce Mondial au goût d’inachevé.
Un chantier défensif titanesque pour le futur sélectionneur
Si le départ de Riyad Mahrez était attendu pour tourner une page offensive, la perte simultanée d’Aïssa Mandi et de Ramy Bensebaini s’apparente à un cataclysme pour le secteur défensif.
Que ce soit Madjid Bougherra ou Éric Chelle qui reprenne les commandes de la barre technique, le futur entraîneur des Fennecs devra rebâtir une charnière centrale et un flanc gauche en partant de zéro. La transition générationnelle, qui devait se faire en douceur, est en train de s’opérer dans la douleur la plus totale.







