L’ambiance s’est brutalement tendue à quelques heures du huitième de finale de la Coupe du Monde 2026 entre la France et le Paraguay. Alors que les souvenirs du but en or de Laurent Blanc en 1998 planaient sur cette affiche, l’ancien gardien emblématique de la Albirroja, José Luis Chilavert, a totalement fait déraper l’avant-match en publiant des propos discriminatoires sur son compte X.
L’ex-portier réagissait à une sortie très piquante du consultant de RMC Christophe Dugarry, qui avait balayé les chances paraguayennes sur un ton provocateur.
Le clash à distance avec Christophe Dugarry
À l’antenne de RMC, Christophe Dugarry n’avait pas pris de gants pour analyser le style de jeu du Paraguay après le carton des Bleus contre la Suède (3−0) :
« Le Paraguay va prendre une rouste, « panpan cucul », je te le dis. Ils vont vouloir défendre parce qu’ils sont incapables de fournir du jeu. Offensivement, c’est catastrophique. Ils ne vont faire que défendre et mettre des coups. »
La réponse de Chilavert ne s’est pas fait attendre, choisissant d’attaquer la composition multiculturelle de l’équipe de France en utilisant une rhétorique raciste éculée : « Christophe, tu as raison, à la Coupe du monde de 98, nous avons affronté les Français et maintenant, le Paraguay affrontera une sélection d’Afrique. »
Un passif lourd en déclarations discriminatoires
Cette sortie révoltante n’est malheureusement pas une exception pour l’ancienne gloire paraguayenne, habituée aux dérapages idéologiques et aux attaques ad hominem ces dernières années :
Prises de position politiques : Candidat à l’élection présidentielle de son pays en 2021, il avait axé son programme sur un discours ultra-conservateur et ouvertement hostile aux droits des personnes LGBTQ+.
Ciblage de Vinicius et Mbappé : Récemment, il avait publiquement soutenu l’Argentin Prestianni dans une affaire d’insultes racistes envers le Brésilien Vinicius Jr, avant de s’en prendre personnellement à Kylian Mbappé en s’immisçant de manière agressive dans sa vie privée.
Ce énième dérapage ajoute une couche de tension évidente à une rencontre déjà électrique sur le terrain, où les hommes de Didier Deschamps auront à cœur de répondre de la meilleure des manières : avec le ballon.







