Fraîchement nommé sélectionneur de l’équipe de France, Zinédine Zidane a tenu sa première conférence de presse ce mardi 28 juillet 2026 au siège de la FFF à Paris. Si l’événement devait être essentiellement consacré au football, une question sur la situation du journaliste français Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie, a suscité un vif débat.
Zinédine Zidane a exprimé son soutien au journaliste Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie pic.twitter.com/ceJA8Holzk
— L’Équipe (@lequipe) July 28, 2026
Interrogé sur ce dossier sensible, Zidane a répondu en tant que parent :
« Bien sûr que je soutiens en tant que parent… On espère simplement qu’il puisse rentrer à la maison avec ses parents, ça c’est clair et net. » Aux côtés de Philippe Diallo, président de la FFF, il a confirmé que l’institution soutenait Gleizes et sa famille.
Réactions en Algérie
Cette prise de position n’a pas été bien accueillie partout. Le média Squadra Khadra a critiqué le choix de Zidane de répondre, estimant qu’il aurait dû se concentrer sur le football. Sa posture est perçue comme une « soumission pour se faire bien voir au sein de la FFF », surtout lors d’une première conférence de presse où la comparaison avec Didier Deschamps – à qui une telle question n’avait jamais été posée – a été soulignée.
Arrêté en mai 2024 lors d’un reportage sur la JS Kabylie pour So Foot, Gleizes a été condamné à sept ans de prison pour “apologie du terrorisme”. Incarcéré depuis juin 2025, il a vu son pourvoi en cassation retiré par la justice algérienne. Sa famille espère désormais une grâce présidentielle de la part d’Abdelmadjid Tebboune.
Ce mélange entre actualité sportive et sujet politique délicat montre combien la nomination de Zinédine Zidane dépasse le cadre du football et suscite des réactions contrastées des deux côtés de la Méditerranée.








