Privée d’Amine Gouiri, blessé musculairement face à la Zambie (3‑1), l’Algérie doit trouver une solution en pointe pour son déplacement à Bujumbura mardi, lors de la 2ᵉ journée des éliminatoires de la CAN 2027. Le sélectionneur Brahim Hemdani se retrouve face à un dilemme, dans un secteur où aucun joueur ne s’est encore imposé comme avant‑centre indiscutable.
Les options offensives
Amin Chiakha : entré dès la 20ᵉ minute contre la Zambie, le jeune attaquant de Rosenborg a montré de l’activité et des déplacements intéressants. À 20 ans, il manque encore de puissance et d’expérience, mais ce match pourrait constituer un test grandeur nature pour l’évaluer comme titulaire.
Monsef Bakrar : désormais à Al‑Ahly, il reste l’alternative naturelle. Toutefois, ses dernières prestations en sélection et sa CAN décevante n’ont pas totalement convaincu.
Mohamed Amoura : Hemdani pourrait le recentrer dans l’axe. Sa vitesse est une arme redoutable dans la profondeur, mais ses essais passés comme numéro 9 n’ont pas été concluants. Il semble plus à l’aise en partant d’un côté ou en soutien d’un point d’appui.
Un problème structurel
Depuis la retraite d’Islam Slimani et la mise à l’écart de Baghdad Bounedjah, l’Algérie peine à trouver un véritable numéro 9 capable de fixer les défenses et de conclure régulièrement. Les options locales comme Aymen Mahious ou Mohamed El Amine Ramdaoui n’ont pas encore convaincu.
Enjeu au‑delà du Burundi
Le choix de Hemdani ne concerne pas seulement ce match : il s’agit de poser les bases d’une solution durable en attaque. La CAN 2027 laisse du temps pour faire émerger un avant‑centre fiable, mais dès mardi, Chiakha pourrait avoir une occasion rare de s’imposer comme titulaire et de montrer qu’il peut être plus qu’une option de complément.







