Alors que le forfait d’Abde Ezzalzouli était déjà un immense coup dur, la confirmation du score final (1-1) face à la Norvège passe presque au second plan derrière la véritable hécatombe médicale qui frappe l’arrière-garde et l’animation marocaine.
L’analyse de ces révélations dessine un scénario de crise que le sélectionneur Mohamed Ouahbi va devoir manager d’une main de fer avant le choc face au Brésil.
L’énigme Noussair Mazraoui : le verdict de l’épaule attendu
La sortie précoce du latéral de Manchester United ajoute une immense dose de stress au staff technique. Les informations partagées par le journaliste Anass Izem placent le Maroc face à un double scénario :
L’option optimiste : S’il s’agit d’une subluxation partielle, Mazraoui pourrait serrer les dents et tenir son rang sur le flanc de la défense face aux vagues offensives brésiliennes dans la nuit de samedi à dimanche.
Le coup de massue : Si les examens révèlent une luxation complète, son absence pour une dizaine de jours le priverait d’office du match d’ouverture, créant un immense vide en termes d’expérience et de relance propre sur les côtés.
Une infirmerie pleine à craquer : quatre cadres sur le flanc
Ce qui plonge véritablement le Maroc dans la panique, c’est l’effet d’accumulation. En l’espace de quelques jours, c’est toute la colonne vertébrale et les dynamiques de couloirs des Lions de l’Atlas qui sont fragilisées :
Abde Ezzalzouli : Forfait quasi acté (3 à 4 semaines) pour le genou.
Noussair Mazraoui : Incertain et sous traitement pour son épaule.
Nayef Aguerd : Le patron de la charnière centrale, déjà engagé dans une course contre la montre pour être aligné face à la Seleção.
Chemssdine Talbi : L’attaquant de Bruges, lui aussi très incertain pour l’entrée en lice.
Cette cascade de pépins physiques prive Mohamed Ouahbi de ses automatismes défensifs. Face à une équipe de la qualité du Brésil, l’absence combinée d’Aguerd dans l’axe et de Mazraoui sur le côté forcerait le staff à aligner une défense expérimentale, un risque maximal dans un Groupe C où la différence de buts pourrait s’avérer cruciale.
L’union sacrée autour de Brahim Díaz et Azzedine Ounahi
Malgré ce climat d’anxiété, la réaction d’Azzedine Ounahi dans la nuit témoigne de la solidarité du vestiaire marocain. Sur le terrain, l’égalisation concédée face aux Norvégiens sur un but de Martin Ødegaard à un quart d’heure de la fin montre que le Maroc a manqué de fraîcheur et de rotations après les sorties sur blessure.
Plus que jamais, le statut de demi-finaliste mondial va être mis à l’épreuve. Pour espérer survivre à ce début de tournoi face au Brésil et à l’Écosse, les Lions de l’Atlas vont devoir faire le dos rond et s’en remettre au leadership technique de Brahim Díaz, unique buteur dimanche soir, pour porter une équipe touchée dans sa chair mais pas encore abattue.








