Destiné à devenir l’un des piliers majeurs de la Coupe du Monde 2030 coorganisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, le Grand Stade Hassan II voit sa facture s’alourdir considérablement. Alors que l’enveloppe initiale présentée par le Centre régional d’investissement de Casablanca-Settat s’élevait à 5 milliards de dirhams, le total des marchés publics attribués ou récemment lancés atteint désormais 13,6 milliards de dirhams (environ 1,24 milliard d’euros).
Cette multiplication par 2,7 du budget s’explique par la complexité architecturale du projet inspiré de la tente traditionnelle du moussem et par l’ampleur des infrastructures environnantes :
Aménagements extérieurs : Les lots consacrés aux accès et aux espaces extérieurs représentent à eux seuls environ 2,7 milliards de dirhams.
Équipements et assises : Le marché lié à la fourniture des 115 000 sièges, estimé à 277,5 millions de dirhams, a fait l’objet d’un premier appel d’offres infructueux après le rejet des candidatures reçues.
Mobilisation sur site : Le chantier réunit plus de 5 000 ouvriers pour un taux d’avancement global estimé à 40 %, maintenant une perspective de livraison pour la fin de l’année 2027.(@FRMFXtra)
Inquiétudes et débats autour du financement
Cette revalorisation budgétaire suscite un vif débat au sein de l’opinion publique marocaine quant à l’affectation des deniers publics. Tandis que les défenseurs du projet rappellent que cette enceinte ultra-moderne constituera un levier d’attractivité touristique et un équipement structurant sur le long terme pour la région de Casablanca-Settat, d’autres voix s’interrogent sur les arbitrages budgétaires face à une facture finale qui pourrait encore évoluer avant la clôture des derniers lots.
🚨Le coût du Stade Hassan II atteint désormais 13,6 milliards de DH (1,24 milliard €), contre 5 milliards initialement prévus. 🇲🇦🤯
Le budget pourrait encore augmenter.
🏟️ Le chantier affiche un taux d’avancement de 40 %. @LeDesk_ma https://t.co/xfjI5lbcUA
— FRMF Xtra (@FRMFXtra) September 30, 2026








