À la veille du choc capital contre la Jordanie au MetLife Stadium, le sélectionneur de l’Algérie s’est présenté en conférence de presse. Visage fermé mais discours déterminé, le technicien helvéto-bosnien a assumé les erreurs du premier match tout en envoyant un message de révolte à ses troupes.
De notre envoyé spécial à East Rutherford (New Jersey)
L’ambiance des grands jours, mâtinée d’une lourde tension. C’est ce qui flottait dans la salle de presse du MetLife Stadium ce dimanche, à moins de 24 heures du match le plus important du mandat de Vladimir Petković. La claque reçue face à l’Argentine ($3-0$) a laissé des traces, et le sélectionneur national le sait : l’Algérie n’a plus le droit à l’erreur.
Vladimir Petkovic s’exprime en conférence de presse avant le choc contre la Jordanie #Teamdz #lesverts #Fifaworldcup pic.twitter.com/tRwQ4Wne2a
— Hocine Harzoune (@HocineHarzoune) June 22, 2026
« Assumer le coup sur la tête »
D’emblée, Petković n’a pas cherché à fuir ses responsabilités concernant le naufrage du match d’ouverture. « La défaite contre l’Argentine a été un coup sur la tête, pour les joueurs, pour le staff et pour le peuple algérien. Le score est lourd, sans doute trop, mais il reflète nos manques de concentration », a-t-il avoué avec beaucoup de franchise.
Le coach des Verts refuse cependant de céder à la sinistrose. Pour lui, le format de ce Mondial 2026 laisse une porte ouverte, à condition de changer radicalement d’attitude : « En Coupe du Monde, on n’a pas le temps de pleurer. Le groupe a digéré. Face à la Jordanie, ce ne sera pas un simple match de poule, ce sera un match à élimination directe pour nous. Nous jouerons notre survie. »
Le cas Riyad Mahrez : L’heure des patrons
Interrogé longuement sur les changements tactiques à venir et sur la gestion des statuts après les critiques qui ont suivi le premier match, le sélectionneur a envoyé un signal fort en confirmant à demi-mot le retour en grâce des cadres, et plus particulièrement du capitaine Riyad Mahrez.
« Dans les moments de tempête, ce sont les marins d’expérience qui doivent tenir la barre. Les jeunes comme Anis (Hadj Moussa) apportent une énergie formidable et ils auront un rôle crucial à jouer, mais demain, j’attends des réponses de la part de mes leaders. Ceux qui ont du vécu doivent guider les autres. »
Un message clair : l’Algérie va s’appuyer sur ses certitudes et son vécu pour aborder ce rendez-vous crucial.
Se méfier du piège jordanien
Relancé sur l’adversaire du jour, la Jordanie, qui s’avance décomplexée, Petković a exhorté ses joueurs à la plus grande vigilance, pointant du doigt les transitions rapides des joueurs asiatiques.
« La Jordanie est une équipe très disciplinée, compacte, qui sait souffrir et qui possède des individualités capables de se projeter à une vitesse incroyable en contre-attaque. Si nous attaquons sans équilibre, nous serons punis. Il faudra être patient, intelligent et surtout, être tueur dans les deux surfaces. La différence de buts ($ -3 $) nous impose aussi de marquer. »
Ce qu’il faut retenir de la conférence :
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L’état d’esprit : Un groupe blessé mais remobilisé. L’heure est à la « révolte ».
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La tactique : Vers un retour massif des cadres d’expérience au coup d’envoi.
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Le mot d’ordre : Gagner, mais aussi soigner l’efficacité offensive pour combler le déficit de buts.
À quelques heures du coup d’envoi, Vladimir Petković a posé les bases de l’opération rachat. Reste désormais aux Fennecs à transformer les paroles de leur sélectionneur en actes sur la pelouse du MetLife Stadium. Le peuple algérien, lui, retient son souffle.








