L’aveu récent de Medhi Benatia dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport a mis en lumière un secret de polichinelle du dernier mercato phocéen : Neil El Aynaoui était la cible prioritaire pour densifier l’entrejeu olympien.
Mais entre la Canebière et la Louve romaine, la réalité économique a rapidement transformé ce coup de cœur en un véritable rêve impossible pour l’Olympique de Marseille.
Le profil parfait pour le système marseillais
Si la direction de l’OM a jeté son dévolu sur le milieu de terrain de 24 ans, c’est que son profil coche absolument toutes les cases du football moderne. Benatia l’a parfaitement résumé : « Il allie qualité et quantité ».
Le volume de jeu : El Aynaoui possède cette capacité rare à répéter les efforts de haute intensité, à presser haut et à ratisser un nombre incalculable de ballons (la « quantité »).
La projection et la technique : Contrairement à une simple sentinelle destructrice, le Marocain brille par sa relance propre, sa vision du jeu et sa capacité à casser les lignes par la passe ou la course (la « qualité »).
Pour l’OM, installer un tel joueur au cœur du jeu aurait permis de franchir un cap athlétique et technique indéniable.
La barrière romaine : Trop fort, trop cher
L’obstacle majeur de ce dossier ne venait pas de la volonté du joueur, mais bien de la position de l’AS Rome. Recruté à prix d’or, El Aynaoui dispose d’une valeur marchande et d’un contrat blindé qui le rendent inaccessible pour les finances marseillaises, obligées de jongler avec les restrictions budgétaires et le fair-play financier.
Même si le joueur traverse une situation paradoxale en Italie — où les observateurs ne comprennent pas son faible temps de jeu sous le maillot de la Louve —, la Roma n’a pas l’intention de brader son joyau. Face aux exigences romaines, l’OM a dû se rendre à l’évidence et refermer le dossier, le cœur lourd.
La vitrine de la Coupe du Monde 2026
Si l’OM avait le moindre espoir de voir sa cote baisser pour revenir à la charge, la Coupe du Monde 2026 est en train de doucher définitivement ses illusions. Omniprésent et performant avec les Lions de l’Atlas, El Aynaoui profite du tournoi américain pour rappeler sa valeur au monde entier.
Alors que le Maroc s’apprête à défier les Pays-Bas ce mardi 30 juin à 03h00 dans un choc électrique en 16es de finale, une grosse performance de sa part pourrait définitivement acter son explosion internationale… et l’éloigner un peu plus, à coup de millions supplémentaires, des plans de l’Olympique de Marseille.








