C’est exactement le pari de Vladimir Petković pour ce deuxième match crucial ! Après la claque reçue face à l’Argentine (3-0), le sélectionneur a décidé de ranger la carte de l’insouciance pour sortir celle de l’expérience maximum. Le retour de Riyad Mahrez dans le onze de départ, c’est le choix du patron qui sait qu’on ne gère pas une opération commando avec des boussoles de débutants.
Voici pourquoi, dos au mur, l’Algérie a désperément besoin de son vieux pot pour concocter la qualification :
1. Gérer la panique d’après-tempête
Après un 3-0, le vestiaire peut vite gamberger. Faire revenir Mahrez avec le brassard, c’est injecter instantanément de la sérénité. Le capitaine a tout vu, tout gagné. Face à la pression populaire et médiatique étouffante qui entoure les Fennecs, sa simple présence sur le terrain dit à ses coéquipiers : « سير ونا مرتاح (Restez calmes), j’ai les clés du camion. »
2. Le rythme du Mondial n’est pas celui de la Premier League
Si un jeune comme Anis Hadj Moussa a le feu dans les jambes, Riyad Mahrez a le feu dans la tête. En Coupe du Monde, le jeu se joue souvent sur des détails tactiques. Mahrez sait quand il faut ralentir le tempo pour faire souffler le bloc, quand il faut garder le ballon pour obtenir une faute intelligente, et comment aspirer deux défenseurs sur lui pour libérer des espaces de l’autre côté. Ce « QI football » est indispensable pour effacer le déficit de la différence de buts.
3. L’arme fatale des coups de pied arrêtés
Quand le jeu est bloqué, c’est là que la soupe est la meilleure. Un penalty à la 85e minute ? Un coup franc à 22 mètres plein axe ? Dans ces moments où la pelouse brûle les pieds des plus jeunes, la patte gauche de Mahrez reste l’assurance-vie de l’Algérie.
Le compromis idéal : Le titulariser ne veut pas dire se priver de la jeunesse. En débutant le match, Mahrez va user la défense adverse par son placement et sa conservation de balle. Et quand les latéraux adverses auront les cuisses lourdes autour de la 60e minute, l’entrée d’un dynamiteur comme Hadj Moussa sera deux fois plus dévastatrice.
Petković joue tapis sur ses cadres. C’est l’heure pour la vieille garde de prouver que le talent ne prend pas sa retraite !








