Cette absence d’Ismaël Bennacer de la liste des 27 Fennecs retenus pour s’envoler vers les États-Unis agit comme un véritable paratonnerre dans les médias et chez les techniciens nationaux. En se privant de la sentinelle du Milan AC, Vladimir Petkovic a pris une décision radicale qui, à moins d’une semaine du coup d’envoi du Mondial, place le milieu de terrain algérien au centre de tous les débats.
L’analyse de cette sortie médiatique de Noureddine Zekri met en relief les tensions internes et les divergences profondes sur l’identité de l’entrejeu des Verts :
Le coup de gueule de Zekri et l’argument du standing
Pour l’actuel entraîneur d’Al-Shabab, habitué aux déclarations percutantes, la mise à l’écart de Bennacer est une hérésie tactique et managériale. Zekri balaie d’un revers de main l’argument de la condition physique précaire avancé par le staff technique. À ses yeux, le vécu international et le niveau intrinsèque du joueur de 28 ans — qui sort pourtant d’un prêt de reconstruction de 19 matchs au Dinamo Zagreb — auraient dû lui garantir une place dans le groupe, ne serait-ce que pour son leadership. En qualifiant la gestion actuelle de « bazar », le technicien de 61 ans exprime tout haut la frustration d’une partie du public algérien qui craint un manque d’expérience face au milieu argentin le 16 juin prochain.
في تصريحات خاصة لموقع winwin، أثار المدرب الجزائري نور الدين زكري الجدل في خصوص عدم استدعاء المدرب فلاديمير بيتكوفيتش للاعب الوسط إسماعيل بن ناصر 🫣
زكري قال إن مستوى بن ناصر في الوسط يجعل وجوده مهمًا جدًا في المنتخب، ووجود لاعب مثل زروقي يثير التساؤلات 🙄
« لخبطة »… بهذه… pic.twitter.com/XmADR6ju4V
— winwin (@winwinallsports) June 5, 2026
Le cas Ramiz Zerrouki utilisé comme contre-exemple
Pour appuyer sa démonstration et contester la logique de Petkovic, Noureddine Zekri n’a pas hésité à cibler directement Ramiz Zerrouki. Le milieu de terrain de Feyenoord, qui bénéficie d’une confiance totale de la part du sélectionneur bosno-suisse et sort d’une saison pleine, est installé par le coach d’Al-Shabab comme le symbole d’une incompréhension globale des critères de sélection. Ce traitement asymétrique entre un cadre historique qu’on laisse à la maison pour cause de rythme et un joueur jugé moins influent mais systématiquement aligné soulève, selon lui, d’immenses zones d’ombre sur la cohérence de la feuille de route technique.
« De l’autre côté, on retrouve un joueur comme Zerrouki. Cela soulève forcément des questions sur les critères pour le choix des joueurs. », a’-t-il confié à Win win.
Un pari sous haute tension pour Vladimir Petkovic
En tranchant dans le vif et en assumant l’éviction de Bennacer au profit de profils physiquement à 100%, Vladimir Petkovic sait qu’il joue sa crédibilité dès la phase de poules. Les récents résultats en amical, notamment la victoire face aux Pays-Bas (1-0), ont temporairement donné raison à sa recherche d’intensité et de jeunesse, symbolisée par l’émergence d’Ibrahim Maza. Cependant, l’ombre du champion d’Afrique 2019 planera au-dessus de chaque transition défensive des Fennecs sur le sol américain ; au moindre faux pas à Kansas City, le choix de se passer de Bennacer sera immédiatement brandi par ses détracteurs comme la faille majeure de sa planification.








