L’élimination précoce de l’Algérie face à la Suisse ($2-0$) en seizièmes de finale de la Coupe du Monde 2026 continue de faire d’immenses dégâts. Mais cette fois-ci, c’est loin des terrains du Mondial nord-américain que le feu a pris. Au-delà des choix tactiques et des regrets sportifs, c’est la gestion interne de la Fédération algérienne de football (FAF) qui se retrouve au cœur d’un feuilleton explosif.
Selon les révélations du média spécialisé Foot22, une enquête interne serait sur le point d’être déclenchée afin d’examiner de près les agissements de la cellule de communication de l’instance durant la compétition.
Le scandale de la « fuite » du onze de départ
Le nœud du problème repose sur un manquement grave à la sécurité professionnelle de l’équipe nationale. Les investigations ciblent en premier lieu la fuite massive de la composition tactique mise en place pour affronter la Nati :
« La composition officielle des Verts aurait fuité plusieurs heures avant le coup d’envoi du match couperet à Vancouver. Une défaillance interne majeure qui, si elle se confirme, a pu donner un avantage stratégique déterminant au sélectionneur suisse pour contrer les plans algériens. »
Les vérifications s’étendent également à la transmission d’autres documents et informations dites « sensibles » à des médias ciblés ainsi qu’à des collaborations jugées douteuses avec des plateformes étrangères tout au long du séjour des Fennecs.
La foire aux accréditations : YouTubeurs et influenceurs privilégiés ?
L’autre volet de cette affaire écorche directement la gouvernance de la fédération. Foot22 rapporte que la distribution des précieux sésames d’accréditations pour le tournoi mondial a fait l’objet de sérieux passe-droits.
Plusieurs médias officiels et reconnus auraient été laissés de côté au profit de médias non agréés, de YouTubeurs et de créateurs de contenu indépendants. Ces derniers auraient bénéficié d’un traitement de faveur et d’accès exclusifs au cœur de la sélection, alimentant un climat de frustration généralisé.
À l’heure actuelle, la direction de la FAF conserve un silence prudent et n’a pas encore communiqué officiellement sur l’ouverture de cette procédure. Une chose est sûre : le retour au pays s’annonce particulièrement électrique pour les responsables des médias fédéraux.








