C’est un dossier lourd et complexe qui continue de planer au-dessus de la Fédération algérienne de football (FAF). Vous mettez le doigt sur une réalité contractuelle très précise : les conséquences financières du départ tumultueux de Djamel Belmadi après la Coupe d’Afrique des Nations en Côte d’Ivoire.
À l’heure actuelle, cette somme — correspondant globalement aux trois mois d’indemnités (environ 624 000 €) initialement mis sur la table par le président Walid Sadi — n’a toujours pas été officiellement récupérée par le technicien, mais elle reste bel et bien inscrite comme une dette ouverte à la charge de la Fédération.
Pourquoi la situation est-elle bloquée ?
Au lendemain de l’élimination des Verts en phase de poules, un immense imbroglio juridique s’est installé :
La proposition de la FAF : Walid Sadi a proposé une séparation à l’amiable comprenant le versement de 3 mensualités (le salaire de Belmadi s’élevant à 208 000 € par mois).
Le refus du coach : Estimant la manière de faire cavalière et s’appuyant sur un contrat en béton courant initialement jusqu’à la fin du Mondial 2026 (signé sous l’ère Djahid Zefizef), Belmadi a quitté Alger pour le Qatar sans signer la moindre feuille de résiliation officielle.
La fédération a par la suite acté une rupture unilatérale afin de pouvoir introniser son successeur (Vladimir Petković), laissant le litige en l’état.
Une dette passive mais hautement surveillée
Si Djamel Belmadi s’est montré discret depuis et a repris du service du côté d’Al-Duhail SC, il n’a pas formellement renoncé à ses droits. Pour l’instance fédérale, ce dossier ressemble à une épée de Damoclès : tant qu’aucun accord écrit de résiliation n’est paraphé, le risque de voir l’ancien sélectionneur solliciter les commissions de la FIFA reste techniquement possible.
Cette situation comptable pesante s’ajoute à une actualité financière déjà chargée pour la FAF, qui doit désormais gérer l’indemnisation et le départ à l’amiable de Vladimir Petković après la campagne du Mondial 2026 aux États-Unis.








