Même s’il a définitivement opté pour l’Espagne, remporté l’Euro 2024 et guidé la Roja jusqu’en quarts de finale de la Coupe du Monde 2026 après un succès usant contre le Portugal (1−0), le cas Lamine Yamal reste une plaie ouverte au Maroc.
Dans une interview exclusive accordée au magazine Onze Mondial, le président de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), Fouzi Lekjaa, est revenu sur ce feuilleton qui a tenu en haleine les deux rives de la Méditerranée. Si le dirigeant a d’abord feinté la diplomatie, il n’a pas pu s’empêcher de lâcher une petite phrase piquante qui enflamme déjà la péninsule ibérique.
Entre respect de façade et petite pique identitaire
Fouzi Lekjaa a commencé par calmer le jeu en rappelant que la fédération n’avait jamais rompu les ponts avec l’entourage de la jeune pépite du FC Barcelone :
« Le choix de Jamel, on l’a respecté, on ne l’a jamais contesté. On n’a jamais changé de comportement envers Jamel, ni sa famille… »
Mais le naturel a vite repris le dessus. Relancé sur l’attachement de la diaspora à l’équipe nationale des Lions de l’Atlas, le patron de la FRMF a asséné un tacle subtil mais lourd de sens : « …mais moi, je ne connais pas d’Espagnol qui s’appelle Jamel ».
Une formule qui fait déjà jaser
Cette formule, qui écorche au passage son prénom complet (Lamine Yamal Nasraoui Ebana, son père étant d’origine marocaine), est une manière brute pour Lekjaa de rappeler les origines de l’ailier de 18 ans.
En Espagne, cette déclaration est perçue comme un léger manque de fair-play, alors que le joueur est devenu le chouchou du public espagnol. Quoi qu’il en soit, Lamine Yamal a la tête ailleurs : il prépare un quart de finale de Coupe du monde d’anthologie face à la Belgique, bien loin des joutes verbales de coulisses.







