La victoire précieuse décrochée face à la Jordanie (2-1) aurait dû insuffler un vent de sérénité au sein de l’équipe nationale algérienne. Au lieu de cela, c’est une véritable tempête médiatique et interne qui secoue le camp des Fennecs à Lawrence, dans la banlieue de Kansas City, à moins de 24 heures d’affronter l’Autriche pour l’ultime journée du Groupe J.
Au-delà des enjeux purement sportifs d’une qualification pour les seizièmes de finale, la sélection de Vladimir Petković est parasitée par de lourdes suspicions de trahison. Une supposée « taupe » au sein même du vestiaire alimente la presse et fragilise grandement l’autorité du sélectionneur.
Le vestiaire se fissure : Tactique contestée et spectre d’Hervé Renard
Depuis plusieurs jours, les fuites se multiplient dans la presse concernant la vie interne du groupe en plein tournoi américain. Selon diverses indiscrétions, une partie des cadres de l’équipe ne comprendrait plus les consignes tactiques et les choix de Petković, menant certaines voix internes à évoquer une forme d’autogestion pour sauver la compétition.
Plus destructeur encore pour l’équilibre du staff, des rumeurs persistantes avancent que l’avenir du sélectionneur helveto-bosnien est déjà scellé par la Fédération, le nom d’Hervé Renard circulant avec insistance pour prendre les rênes des Verts dès la fin de ce Mondial 2026.
La colère d’Ali Bencheikh : « Il faut exclure le responsable immédiatement »
Ces révélations en cascade ont provoqué un immense débat national, notamment sur le plateau de la chaîne El Heddaf. L’ancienne gloire du football algérien, Ali Bencheikh, a poussé un énorme coup de gueule, fustigeant l’attitude du ou des joueurs responsables de ces sabotages médiatiques :
« C’est un comportement inadmissible qui nuit gravement à la sélection en pleine Coupe du monde. Ce qui est encore plus grave, c’est que ces secrets de vestiaire sortent dans la presse étrangère, notamment française, avant même d’arriver dans nos médias locaux. Le président de la FAF a tous les outils pour identifier le coupable. Si cette fuite vient de l’intérieur, il faut l’exclure immédiatement du groupe présent aux États-Unis. »
Ce vent de paranoïa rappelle inévitablement les pires heures des compétitions internationales où l’unité d’un groupe vole en éclats au pire moment, à l’image du traumatisme de l’équipe de France à Knysna en 2010.
Une finale sous pression maximale face à l’Autriche
L’Algérie se serait bien passée de ce foyer de tension. Suite au match nul arraché par l’Iran face à l’Égypte (1-1), l’Algérie a glissé à la 9e place du classement des meilleurs troisièmes, ce qui la place en position d’élimination virtuelle en raison de sa différence de buts défavorable ($-2$).
Les calculs sont désormais extrêmement simples pour Riyad Mahrez et ses coéquipiers : la défaite est interdite. Un match nul au Arrowhead Stadium pourrait suffire selon les critères du fair-play et du classement FIFA, mais pour s’éviter une terrible désillusion et chasser les démons internes, seule une victoire nette validera un billet incontestable pour les 16es de finale. Le coup d’envoi sera donné ce dimanche 28 juin à 03h00 (heure algérienne).







