La publication par France Football du détail des votes du Ballon d’Or 2026 a mis en lumière des choix tranchés de la part des journalistes votants. Mustapha Badri, directeur général du groupe Al Mountakhab et représentant du Maroc pour ce scrutin, s’est confié en exclusivité à Africafoot. Il revient sur la 13e place d’Achraf Hakimi, les pressions subies en coulisses et son analyse du sacre de Harry Kane.
🗳️ Le vote de Mustapha Badri (Top 10)
Achraf Hakimi (Maroc / PSG)
Kylian Mbappé (France / Real Madrid)
Lamine Yamal (Espagne / FC Barcelone)
Khvicha Kvaratskhelia
Ousmane Dembélé
Harry Kane
Lionel Messi
Fabian Ruiz
Michael Olise
Erling Haaland
(Note : Dans le classement officiel du Ballon d’Or 2026, Achraf Hakimi se classe 13e avec 65 points, devançant notamment Vitinha 14e, Declan Rice 15e et Vinicius Junior 17e).
💬 Les révélations fortes de Mustapha Badri
1. « On a tenté de me convaincre de voter contre Hakimi »
Mustapha Badri révèle avoir été approché à la dernière minute pour modifier son bulletin :
« Dans les dernières heures précédant le vote officiel, certaines personnes m’ont contacté pour tenter de m’influencer et me convaincre de voter contre Achraf Hakimi en faveur d’un autre joueur […]. Je n’ai pas cédé à ces sollicitations, mais cette expérience montre qu’il existe des tentatives d’influence autour de ce type de scrutin. »
2. L’argument Hakimi : Polyvalence, régularité et impact
Pour justifier sa première place accordée au latéral du PSG et capitaine du Maroc, le journaliste pointe sa saison historique (titres nationaux, Ligue des champions) et son profil d’attaquant-défenseur complet (illustré récemment par son triplé et ses 2 passes décisives contre Le Havre avec la note de 10/10 Sofascore) :
« Achraf n’est pas un joueur ordinaire. C’est un excellent défenseur, mais également un attaquant doté de qualities techniques remarquables […]. Il a subi une véritable injustice à plusieurs reprises. Parce qu’il évolue en défense, on a tendance à sous-estimer ce qu’il apporte. Il faut aussi reconnaître que son statut de joueur arabe et africain peut parfois peser. »
3. Harry Kane sacré : « Il ne méritait pas le Ballon d’Or »
Tout en respectant la légitimité du verdict officiel de France Football, Badri émet des réserves sur l’empreinte de l’attaquant anglais dans les grands rendez-vous :
« Personnellement, je ne considère pas que Harry Kane méritait de remporter le Ballon d’Or cette année […]. Je ne suis pas convaincu que Kane ait toujours eu cette empreinte déterminante dans les rendez-vous les plus difficiles. »
4. Mbappé et la guerre de la communication
Interrogé sur les ambitions individuelles de Kylian Mbappé, le votant marocain rappelle que l’influence médiatique ne garantit pas la victoire si les critères des votants sont déjà scellés par d’autres logiques :
« Les récompenses individuelles se gagnent sur le terrain, mais la bataille pour les obtenir se mène également en dehors […]. Toutefois, malgré toute la puissance de sa communication, celle-ci n’a pas suffi à lui donner l’avantage sur Harry Kane. »








