Le timing choisi par Walid Sadi est un excellent calcul politique et sportif : acter la prolongation avant le tournoi en Amérique du Nord permet d’éteindre les incendies médiatiques habituels et de sanctuariser le vestiaire.
- Le bilan : L’argument massue de la FAF
Il ne faut pas occulter les 21 victoires en 28 matchs des Fennecs. Dans le contexte africain, une telle régularité est exceptionnelle. Mais l’argument politique ultime pour Sadi, c’est d’avoir brisé la malédiction des douze ans d’absence en Coupe du monde. Ce retour au premier plan efface les traumatismes récents (les campagnes de 2022 et les désillusions des CAN précédentes) et offre à la fédération le bouclier parfait face aux critiques sur le montant du chèque.
- Le salaire : Une pression démultipliée
Avec un passage à 150 000 euros par mois, Petkovic assoit sa place de numéro un au classement des sélectionneurs les mieux payés d’Afrique, creusant l’écart avec ses poursuivants immédiats sur le continent.
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Sélectionneur |
Équipe |
Salaire mensuel estimé |
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Vladimir Petkovic |
🇩🇿 Algérie |
150 000 € (après revalorisation) |
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Carlos Queiroz |
🇬🇭 Ghana |
~84 000 € |
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Hugo Broos |
🇿🇦 Afrique du Sud |
~75 000 € |
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Emerse Faé |
🇨🇮 Côte d’Ivoire |
~75 000 € |
Cette revalorisation de 15 000 euros est une lame à double tranchant. En Algérie, le public ne pardonne pas l’immobilisme tactique lorsque les chiffres sont aussi vertigineux. Comme le souligne très bien le texte, ce statut financier ne lui offre aucun crédit : au moindre faux pas face aux géants mondiaux ou lors des poules aux États-Unis, son salaire deviendra l’angle d’attaque principal des plateaux TV et des supporters.








