À l’aube de son grand retour sur la scène mondiale, l’Algérie se retrouve face à son ultime répétition générale dans l’anonymat d’un huis clos américain. Ce dernier test face à la Bolivie, bien que modeste sur le papier par rapport au récent exploit face aux Pays-Bas, s’apparente à un véritable laboratoire tactique pour Vladimir Petković, coincé entre la nécessité de figer son onze de départ et l’obligation absolue de préserver ses cadres de toute blessure dramatique.
Le débat national entourant la hiérarchie des Verts se cristallise autour de trois axes majeurs à seulement une semaine du choc face à l’Argentine de Lionel Messi :
Le dilemme du couloir droit : L’insouciance d’Hadj Moussa face au statut de Mahrez
C’est l’interrogation qui agite toutes les rédactions et divise les anciennes gloires de la sélection. Le but splendide inscrit par Anis Hadj Moussa lors de la victoire de prestige à Rotterdam a totalement redistribué les cartes. Pour de nombreux observateurs, à l’image de l’ancien défenseur Tarek Lazizi, l’ailier de Feyenoord incarne la forme du moment et le dynamisme nécessaire pour bousculer le bloc argentin.
Face à cette jeunesse triomphante, le statut de Riyad Mahrez est bousculé. Si le capitaine reste une légende et une menace sur coup de pied arrêté ou sur des éclairs de génie isolés, son déficit d’impact physique à ce niveau international pousse le staff à s’interroger sur l’opportunité de l’installer dans un rôle de « super sub » de luxe, laissant Hadj Moussa débuter d’entrée contre la Bolivie pour parfaire ses automatismes.
Le chantier défensif et la gestion des revenants
Si le secteur offensif offre de riches maux de tête à Petković, l’arrière-garde algérienne suscite de réelles inquiétudes. La sentence de Tarek Lazizi est d’ailleurs sans appel : en l’état actuel, la défense algérienne manque de certitudes pour espérer voir les huitièmes de finale.
Ce match face à la Bolivie doit impérativement servir de test médical et physique grandeur nature pour plusieurs éléments clés :
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Ramy Bensebaïni : Son leadership et son impact dans l’axe sont indispensables, et son retour sur le terrain est guetté pour valider sa totale récupération.
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Hicham Boudaoui : Absent face aux Néerlandais, le milieu de terrain doit prouver qu’il a le volume de jeu nécessaire pour stabiliser l’entrejeu.
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La hiérarchie des gardiens : Après la prestation convaincante de Luca Zidane à Rotterdam, Petković pourrait profiter du huis clos pour offrir du temps de jeu à Oussama Benbot ou Melvin Mastil afin de sécuriser sa doublure.
Entre montée en puissance et paranoïa de la blessure
Comme l’a rappelé Chaâbane Merzekane, figure mythique du Mondial 1982, Vladimir Petković a probablement déjà son équipe type en tête à 90%. La réception de la Bolivie n’est pas le moment de révolutionner le système, mais plutôt de faire monter le groupe en température.
L’enjeu est de trouver le curseur idéal entre l’engagement nécessaire pour travailler les phases de transition et la prudence clinique requise pour éviter de revivre le scénario catastrophe du Maroc avec Abde Ezzalzouli. Pour des profils prometteurs comme le jeune relayeur Yacine Titraoui, ce match sans pression télévisuelle est l’occasion parfaite de bousculer la hiérarchie des remplaçants sans s’exposer à la ferveur populaire. Après le coup de sifflet final, le temps des calculs sera définitivement révolu.








