L’aventure andalouse tourne court pour Sofyan Amrabat. Malgré la qualification historique du Real Betis Balompié pour la prochaine Ligue des champions, le milieu de terrain marocain de 29 ans ne sera pas conservé à Séville. Les dirigeants verdiblancos ont tranché : ils ne lèveront pas l’option d’achat pour un transfert définitif.
Le Lion de l’Atlas s’apprête donc à plier bagage pour retourner temporairement à Fenerbahçe, son club propriétaire, ouvrant la voie à un été de toutes les incertitudes.
29 matchs mais des doutes sur le terrain
Sur le papier, le bilan brut d’Amrabat sous les ordres de Manuel Pellegrini semble pourtant honorable avec 29 apparitions toutes compétitions confondues lors de cette saison 2025/26. C’est dans le contenu et la régularité que le bât blesse.
Reconnu pour son impact athlétique et sa capacité à ratisser les ballons — des qualités qui avaient fait sa gloire lors du Mondial 2022 —, le Marocain a souffert d’irrégularité et de quelques pépins physiques qui ont freiné sa montée en puissance. Ce manque de constance, associé à des difficultés d’adaptation au style de jeu très léché du technicien chilien, a fini par convaincre le staff technique que le joueur ne représentait pas une pièce indispensable pour l’avenir européen du club.
Une équation financière intenable pour le Betis
Au-delà des critères purement sportifs, c’est la réalité économique qui a scellé le destin du joueur en Andalousie. Le Real Betis a mené une analyse coût-bénéfice pragmatique et a jugé l’opération globale beaucoup trop lourde pour ses finances :
L’indemnité de transfert : Fenerbahçe réclame environ 12 millions d’euros (sa valeur marchande actuelle sur Transfermarkt) pour libérer le joueur.
Le salaire : Amrabat émarge à près de 4 à 5 millions d’euros par an, des émoluments alignés sur son contrat turc courant jusqu’en juin 2028, mais incompatibles avec la grille salariale et la politique de rigueur budgétaire du Betis.
Quel rebond après la Coupe du Monde ?
Alors qu’il s’apprête à disputer la Coupe du Monde 2026 avec le Maroc, la vitrine américaine tombe à pic pour Sofyan Amrabat. S’il parvient à rééditer ses performances de très haut niveau avec la sélection, il n’aura aucun mal à trouver des prétendants sur le marché européen ou dans le Golfe.
Pour Fenerbahçe, l’objectif sera double : soit réintégrer le joueur si le staff technique compte sur lui, soit profiter de sa cote intacte à l’international pour réaliser une vente sèche et définitive cet été. Une chose est sûre, le milieu défensif est à la croisée des chemins.







