C’est LE grand débat qui anime les discussions autour des Fennecs à l’approche de ce Mondial 2026. D’un côté, le statut d’une légende absolue ; de l’autre, la fougue d’une jeunesse qui bouscule tout sur son passage.
Pour Vladimir Petković, la gestion du cas Riyad Mahrez face à l’émergence d’Anis Hadj Moussa est un véritable casse-tête de riche, mais indispensable à trancher.
Voici les arguments qui pèsent pour chacun des deux joueurs à l’aube de la compétition :
1. Pourquoi Riyad Mahrez garde une longueur d’avance
Malgré le poids des années et son exil dans le Golfe, le capitaine des Verts reste un atout unique pour un tournoi de cette envergure.
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L’expérience des très grands rendez-vous : Une Coupe du Monde, ce n’est pas seulement courir vite, c’est savoir gérer les temps faibles, la pression médiatique et le coup de sifflet de l’arbitre. Mahrez a connu la Ligue des Champions, la Premier League et les fins de match étouffantes.
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Le leadership et le QI football : Même s’il a perdu de sa pointe de vitesse, sa vision du jeu, sa qualité de centre et sa science du placement restent élitistes. Dans le système de Petković, qui demande de la maîtrise collective, un Mahrez capable de temporiser et de fluidifier le jeu est un aimant à ballons qui rassure ses coéquipiers.
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Le facteur coup de pied arrêté : Sur un match de Coupe du Monde souvent fermé, un coup franc direct ou un penalty provoqué peut débloquer la situation. Dans cet exercice, Mahrez reste l’assurance-vie de la sélection.
2. Pourquoi Anis Hadj Moussa pousse pour être titulaire
Le virevoltant ailier, qui a continué de franchir les paliers en Europe (notamment sous les couleurs de Feyenoord), apporte un profil électrique dont l’Algérie a cruellement besoin pour dynamiter les défenses.
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Le dynamisme et l’imprévisibilité : Hadj Moussa, c’est le un-contre-un pur. Là où Mahrez va privilégier la passe ou repiquer intelligemment, Hadj Moussa provoque, élimine par le dribble et casse les lignes par sa verticalité. Face à des blocs bas ou des défenses athlétiques (comme celles que l’Algérie pourrait croiser au Mondial), ce profil de joueur « frisson » est une arme fatale.
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Le repli défensif et l’impact physique : Le football de Petković exige un gros volume de jeu et un pressing constant. À ce jeu-là, la jeunesse et la caisse physique d’Anis Hadj Moussa offrent de bien meilleures garanties défensives pour bloquer les montées des latéraux adverses.
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La forme du moment : Le football de haut niveau n’attend pas. Sur la lancée de ses performances marquantes en club et de ses entrées énergiques en sélection, il incarne cette Algérie du futur, décomplexée et affamée.
Le verdict tactique : Quel choix pour Petković ?
La vérité se trouve probablement dans une gestion intelligente des statuts et des profils.
L’option la plus probable : Mahrez débute, Hadj Moussa achève.
Débuter un match de Coupe du Monde avec Mahrez permet d’installer le jeu, de confisquer le ballon et de fatiguer l’adversaire tactiquement. Ensuite, faire entrer Anis Hadj Moussa autour de la 60e minute face à des défenseurs émoussés est un véritable cauchemar pour n’importe quel latéral gauche au monde.
Cependant, si Mahrez venait à manquer de rythme lors des derniers matchs de préparation, Petković a déjà prouvé avec sa récente prolongation et ses choix forts qu’il n’avait pas peur de trancher dans le vif. Le mérite et l’intensité physique pourraient alors offrir à Hadj Moussa une place de titulaire historique.








